Bas les masques!

🎭 Bas les masques

N’aies pas peur d’enlever ton masque.
Tu ne risques rien à l’enlever et à te montrer tel que tu es.
Tu crois peut-être qu’il te protège de la peur d’être jugé et du rejet.
Mais quand tu arbores un sourire alors que tu as envie de pleurer ou de crier,
Que tu dis l’inverse de ce que tu penses vraiment,
Que tu te penses bienveillant alors que tes propos sont jugeants,
Que tu dis oui alors que tu penses non,
Tu es déjà rejetée.
Par toi-même.
Tu troques ton propre amour de toi contre l’amour des autres.
Tu renies qui tu es dans l’instant.
Mais réfléchis un instant.
En ôtant ton masque,
En t’autorisant à dire ce que tu ressens,
A être qui tu es dans l’instant,
A montrer ta vulnérabilité et tous tes côtés,
Les bons comme les mauvais,
Que peut-on te retirer
Si tu t’es toi-même démasqué?
En retirant tes masques,
Le seul risque que tu prends,
C’est de montrer ton vrai visage.
Celui de l’humanité.

Mai-Lan

3 jours d’auto-confinement

Je sors de 3 jours de confinements en silence avec moi-même.

Sans téléphone, sans musique, sans internet, sans ordinateur, sans contact.

Ma simple présence avec moi-même.

Depuis des mois, mon corps m’appelle à lever le pied, ralentir, m’ouvrir à des choses qui avaient besoin d’être accueillies, entendues, soutenues.

Il y a un an, je suis partie sans me retourner.

J’ai quitté une relation, mes amis, ma famille, mes repères.

Remise à 0 totale.

Saut dans le vide impulsé par la vie qui m’a mis une tonne de synchronicités sur mon chemin. J’étais perdue, bouleversée, anéantie par le chagrin de quitter quelqu’un que j’aimais.

Ce n’est pas MOI qui l’aie décidé. Ca s’est fait. Je n’avais pas le choix.

J’ai découvert qu’on pouvait quitter une personne par amour.

Parce que quand on aime quelqu’un, on veut son bonheur.

Et on était arrivé à un point où je savais que ma présence serait plus une source de souffrance que de bonheur.

Mais souvent on s’attache, on s’accroche, on se cramponne.

Et puis est venu le moment où l’évidence devient insupportable. On ne peut plus se mentir.

Un des deux doit prendre la douloureuse décision. Celle de faire mal.

Comment trouver la force de quitter une personne avec qui il y a une tendresse infinie, un respect et de la confiance depuis des années, à qui tu n’as rien à reprocher.

Et pourtant…cette sensation que tu n’as pas le choix de faire autrement.

Prendre la décision c’est faire un acte de foi envers la vie.

Lui dire un grand OUI au milieu des larmes.

Ce jour là, dans la rue, j’ai failli m’évanouir car je n’arrivais à le dire. Et pourtant, une voix plus grande me disait « Fais-le. Saute, on te rattrapera ».

Alors j’ai pris la décision de partir sans me retourner.

Je l’ai à peine dit à mes amis. Je n’ai pas pris le temps de dire au revoir. Ca faisait trop mal.

Je devais vivre ce pas-sage seule. Hurler ma peine et ma rage seule, avec dans le même temps la certitude intime que c’était exactement ce que je devais faire.

Une étrange sensation d’être entourée et guidée par des forces invisibles.

Je savais que je pouvais faire ce grand saut dans l’inconnu en toute sécurité malgré mes peurs.

Un pari avec la vie.

Alors oui, j’avais besoin de ces 3 jours. Pour m’arrêter.

Et me retourner…

Mai-Lan

Somphron

Je me souviens…
Je venais de retirer mon bandeau.
Les yeux brumeux et les pas hésitants.
Pieds nus dans l’herbe.
Je t’ai touché avant de te voir.

Je regarde les éléphantes autour de moi.
Certaines préférent l’appel de l’herbe fraîche.
D’autres me montrent leur gros popotin (que j’aime tant), leur queue dansant dans les airs.

Et puis, mes pas m’amènent à toi.
Tu es immobile, plantée comme un chêne.

Je m’approche et plonge mon regard dans le tien.

Une larme coule de tes yeux et avec un elle, un torrent d’amour et de tendresse.
Je n’avais jamais vu un regard comme celui-ci.
Je n’avais jamais vu autant de douceur.
Je fonds en larmes.

Tu venais d’ouvrir mon coeur.

Un autre jour, j’étais sur ton dos à nu et tu m’as retenu de tes oreilles pour que je ne tombe pas.
Je les sentais comme des caresses sur mes jambes.
C’était tellement bon de se sentir soutenue…

Ce jour là aussi, tu es passée sous un arbre.
Toi tu passais. Pas moi!
Des feuilles et des branches sont tombées sur ta tête et avec elles, une chenille.
Moi, grande guerrière courageuse, j’ai la phobie des chenilles.
Alors j’ai poussé un cri.
Et tu en as poussé un en même temps que moi, comme si tu ressentais ma peur. (Ou peut être que toi aussi t’aimais pas ça 😅)
Gros éclat de rire!

J’aimais te respirer et te caresser derrière les oreilles.
Te tirer le menton et te faire un énorme bisou dessus.
J’aimais ton côté chipie et ton espièglerie.

Il y a quelques jours, tu as décidée de retrouver les étoiles.

Ton regard, ta douceur, ton infinie tendresse et ton espièglerie continueront de m’accompagner.
Je suis honorée de t’avoir croisé sur mon chemin.
Merci pour ton enseignement.

Repose en paix Somphron.
Viens me voir de temps en temps s’il te plaît.
Je t’aime.
Mai-Lan

Saute dans la vie

Saute dans la vie,

Souris-lui,

N’oublie pas qu’elle est un grand jeu,

Dans lequel on se prend trop au sérieux,

N’aies pas honte de tes erreurs,

Ris quand tu te plantes,

Ramasse-toi lamentablement

Et relève-toi dignement,

Dis des vrais oui et des vrais non,

Accepte le rejet et l’abandon,

Et comprends que c’est la vie qui t’amène dans une autre direction,

Il n’y a pas d’erreur,

Juste des leçons,

Dont tu dois encore trouver la traduction.

  • Mai-Lan Ripoche

T’en n’as pas marre d’être confiné?

Dis…

T’es pas fatigué de vivre confiné ?

De vivre recroquevillé.

De ne pas oser montrer ta vulnérabilité.

De faire semblant que tout va bien.

Alors qu’au fond de toi, tu fais pas le malin.

Et si en réalité, tu étais fatigué de porter cette armure qui t’a sûrement protégée,

Mais qui aujourd’hui n’est plus d’actualité.

Tu sais, ce poids que tu ressens au quotidien,

Ces douleurs chroniques que tu ressens dans les reins.

Cette oppression dans la poitrine qui t’empêche de respirer.

Et si c’était une invitation à arrêter de lutter ?

A juste accepter ce qui est.

Qui tu es. Tel que tu es.

Et si pour une fois,

Tu t’autorisais à ouvrir les bras à tes émotions, quelles qu’elles soient.

A ouvrir la porte à la colère, la tristesse et la peur qui sommeillent en toi.

Et si pour une fois,

Tu t’autorisais à être fière de toi.

Comme un enfant,

Qui dirait « regarde maman ! »,

En montrant fièrement aux autres tes réalisations,

En exprimant tes émotions,

En osant dire tes opinions.

Et si pour une fois,

Tu vivais uniquement pour toi,

Que tu faisais les choses uniquement à partir d’un élan de joie,

Que tu n’avais plus peur d’être jugé car tu sais,

Que la seule personne qui peut t’abandonner,

C’est toi.

Ca ferait quoi ?

– Mai-Lan Ripoche

Aimer du mieux qu’on peut

AIMER DU MIEUX QU’ON PEUT

J’aimerais pouvoir te dire que je serais toujours douce et bienveillante,
Mais parfois je serais brutale et méchante,
J’aimerais te promettre de ne jamais te blesser,
Mais un jour, je le ferai sans faire exprès,
Je pourrais te dire que je t’accepterai pleinement tel que tu es,
Mais des fois, j’aurais juste envie de te changer.
Des jours, je pourrais donner sans compter,
Et d’autres, j’aurais l’impression de tout grappiller.
La plupart du temps, je saurais voir toute ta beauté,
Et parfois, j’aurais les yeux fermés.
Je pourrais faire preuve d’une grande patience et d’une grande écoute,
Et un jour, tout remettre en doute.
Que ma présence soit plus un cadeau qu’un fardeau,
Je t’aimerais du mieux que je peux.
Tel est mon vœu.

Mai-Lan Ripoche

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