J’honore ma tristesse

J’HONORE MA TRISTESSE

Chère tristesse,

Pardonne-moi.

Pendant longtemps je t’ai rejetée.

Aujourd’hui, j’ai compris ce que tu voulais m’enseigner.
Tu m’as fait puiser en moi des ressources insoupçonnées.
Tu m’as appris l’humilité et rapproché de mon humanité.
Tu m’as montré que je m’endormais et tu m’as réveillé.
Tu m’as permis de goûter au silence, et d’être en contact avec mes sens.
Tu m’as fait descendre dans mes profondeurs jusqu’au moment où j’ai pu sentir une douce paix intérieure.

J’ai compris que tout ce que tu voulais,

C’était m’aider à me rencontrer.

Mai-Lan Ripoche

Les yeux de l’amour inconditionnel

Pour moi, les éléphants sont l’incarnation de l’amour inconditionnel. Pas un amour-attachement. Un amour brut. Sans attente. Sans lien affectif.

Ils ont le pouvoir de regarder au-delà des apparences.

D’ailleurs, leur regard n’est pas facile à capturer car il est sacré.

Et il faut être prêt.

Prêt à être transpercé, mis à nu, désarmé.

Quand l’éléphant plonge son regard dans le vôtre, le temps se suspend et vous ne pouvez pas résister longtemps. Vous ne pouvez pas résister à une telle force d’Amour à l’état brut.

Ce regard est un regard sans jugement, d’une douceur infinie et qui n’attend rien en retour.

Ce que j’ai ressenti en me laissant transpercée, c’est « je te vois telle que tu es, à la fois ta part de lumière et ta part d’ombre. Je vois tes failles, tes masques. Je vois ton âme. Pas la peine de jouer ou de tricher. Je te vois. »

Il nous VOIT dans toute notre humanité. 

Peut-être que c’est cela, regarder quelqu’un avec amour, de manière inconditionnelle.

C’est dire « je te vois tel que tu es, dans toutes tes dimensions et c’est OK« .

Mai-Lan Ripoche

De la force à la magie

Les éléphants ne dévoilent pas leur puissance et leur magie au premier venu. Leur enseignement se mérite. Vous ne le recevez que si vous êtes prêts.

Quand je dis que leur enseignement se mérite, ce n’est pas sous la forme de récompense versus punition.

En fait, c’est une question d’espace et de place qu’on lui laisse. Et selon moi, c’est pareil dans la vie.

C’est en laissant faire que la magie opère.

Souvent, nous forçons les choses pour qu’elles soient comme on aimerait qu’elles soient. Alors on force, on pousse, on tire.

On FAIT pour que les choses SOIENT.

Et si on laisser ETRE? Et si on laissait VENIR les choses à SOI?

Et si on essayait de voir ce qu’il allait se passer si on faisait juste confiance et qu’on laissait de la place à la vie pour qu’elle puisse révéler sa magie ? 

Ca ne veut pas dire être passif, mais distinguer ce qui nous appartient de ce qui ne nous appartient pas: nous pouvons « demander » mais la forme de la réponse ne nous appartient pas.

Alors demandons (et non quémandons) et laissons-nous surprendre par la réponse.

Je crois que cette photo témoigne: je ne demandais rien, j’étais juste là et…magie 😉

Comme dirait Lama Gendune, « rien à forcer, rien à vouloir et tout se fait tout seul ».

Mai-Lan Ripoche

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La conscience mentale : notre 6ème sens

Selon la tradition bouddhiste, nous avons un 6ème sens. Et non ce n’est pas l’intuition comme on pourrait l’imaginer, mais celui la « conscience mentale ».

Explications résumées des soeurs bouddhistes de la Maison de l’Inspir:

  1. La conscience visuelle ne s’occupe en effet que des choses discernées par nos yeux, comme les fleurs, appréciant les couleurs et les formes ;
  2. la conscience auditive prend en compte les choses entendues par les oreilles, c’est-à-dire les sons, forts ou faibles ;
  3. la conscience olfactive pour les odeurs captées par le nez ;
  4. la conscience gustative pour le goût, la langue ressentant toutes sortes d’aliments comestibles ;
  5. et la conscience tactile via la peau, l’épiderme, permettant de distinguer tous les objets qui sont touchés.

Ces cinq sens, en voyant, en entendant, en sentant, en goûtant, en touchant, nous permettent d’évaluer notre environnement immédiat dans lequel nous vivons et nous évoluons, nous guidant physiquement dans notre vie.

Mais ces cinq sens seulement ne nous permettent pas d’entrer en contact avec nos sentiments, avec ce que nous ressentons, avec ce que nous éprouvons, quant à chaque situation qui se présente à chaque instant comme :

  • Cette jolie fleur, si belle, que j’ai envie de cueillir et mettre dans un vase car cela me réjouit, en plus elle sent si bon et cela me touche beaucoup parce que je me souviens d’un moment passé avec une amie (ou un ami) tellement agréable où nous avions partagé un très bon repas. Et là encore, en plus de la vue et du fumet de ce bon repas, s’ajoutait la saveur exquise et fine de chaque met… et puis nos mains se sont rencontrées, touchées, et nous sommes allés marcher, main dans la main, contact si chaleureux. Nos paroles, nos échanges pleins de joie et d’amitié ont touché nos cœurs… tout à coup le chant d’un oiseau nous a surpris !

 

Nous avons là besoin du sixième sens qu’est la conscience mentale pour, à travers l’esprit et donc le corps tout entier, distinguer et percevoir tout ce qui se passe en nous, quels sentiments remontent dans notre mental, quelles sensations se manifestent suite à tout ce que nous voyons, entendons, sentons, goûtons et touchons ; ce que nous aimons ou n’aimons pas, ce que nous voyons comme beau ou pas, ce que nous pensons ou n’avons pas de pensée particulière, ce que nous ressentons ou pas, ce que nous croyons ou pas… ce dont nous avons peur, ce que nous fuyons ou ce que nous cherchons sans cesse, ce que nous pensons être vrai ou faux,… l’état mental dans lequel nous nous trouvons, comme le doute, la colère, la lassitude ou l’euphorie, la jalousie ou la générosité, la bienveillance, la joie, la sérénité,… et bien d’autres choses encore !

Ce sont là nos formations mentales qui sont au nombre de cinquante et une (51 formations mentales) selon la tradition bouddhiste, auxquelles Thầy, notre Maître, en a rajouté quelques-unes de plus (voir la liste de ces formations mentales sur le site du Village des Pruniers à l’adresse ci-dessous :https://villagedespruniers.net/pratiques-cles/les-51-formations-mentales-plus-celles-ajoutees-par-thay/)

Les formations mentales sont l’objet de notre conscience, comme les « Sensations » par exemple, qui sont une formation mentale dite « Universelle » et sans laquelle nous ne pourrions vraiment ni voir, ni sentir, ni entendre, ni goûter, ni toucher, tout ce qui nous entoure, et sans laquelle nous ne pourrions pas non plus savoir si c’est agréable ou pas, si cela touche en nous quelque chose en particulier comme « l’Attachement ou l’Aversion »…

Dans la pratique de la méditation, lorsqu’une formation mentale se manifeste dans notre conscience à partir de son état de ‘graine ‘ qui demeure dans la conscience du tréfonds (Alaya), elle s’épanouit dans la conscience mentale.

C’est l’endroit où nous pouvons être pleinement conscients de ce qui se passe en nous, cette formation mentale devient alors « l’objet » de toute notre attention et de notre pleine conscience. Cela peut être la couleur ou la forme d’une belle fleur, ou cela peut être un sentiment ou un ressentiment tel que la colère ou la joie…

Pratique:

– Prenons une fleur, un paysage ou tout autre objet qui nous est familier et asseyons-nous pour voir en profondeur cet objet ; voyons ce qui est touché en nous par cette vision profonde, quel est notre sentiment à cet instant ?

– Allons marcher dans un parc, sous les arbres dans une forêt, et arrêtons-nous un instant ou plus si possible, et écoutons attentifs, attentives, au vent dans les branches d’arbres, aux chants des oiseaux, au crissement de nos pas sur la neige… que se passe-t-il dans notre mental, que ressentons-nous ? Ces sons nous rappellent-ils quelque chose ou quelqu’un ?

– Il est bientôt l’heure de déjeuner, et nous sentons l’odeur du riz parfumé, des légumes salés, de la cuisine qui se prépare, et ces odeurs nous ouvrent l’appétit, nous ouvrent l’estomac, il y a là un effet physique immédiat, n’est-ce pas ? Pratiquons ainsi : « Mon bol est vide dans mes deux mains, Je sais qu’aujourd’hui, J’aurai la chance, de le voir rempli »

– Le repas a commencé, et nous avons l’occasion de manger un bon plat de notre enfance… souvenons-nous des moments heureux de notre enfance, des bons plats que nous préparait notre Maman, ou Papa pourquoi pas, et tout de suite nous sommes redevenus cet enfant de cinq ans ou dix ans, insouciant et joyeux… nous en souvenons-nous ? Est-ce un sentiment chaleureux et heureux ou bien y a-t-il en nous du regret, de la tristesse ?

– Maintenant nous pouvons aussi prendre dans nos bras notre enfant ou nos enfants, quel que soit leur âge, nos parents ou nos grands-parents, notre époux ou notre épouse, entrer en contact physique avec eux et les regarder profondément, vraiment, pour voir que leur présence est merveilleuse… et peut-être réciter à haute voix ou mentalement ce mantra : « Je sais que tu es là et je suis très heureux, très heureuse ».

– Observons ce qui se passe en nous dans tous ces moments, soyons présents à nos sentiments sans se laisser emporter trop loin, voyons comment se manifestent dans notre conscience, à partir de l’Alaya, la conscience du Tréfonds, les graines de joie ou de tristesse, le désespoir ou la lassitude, ou au contraire une joie euphorique, le doute ou la certitude, etc… voyons comment un souvenir remontant dans notre conscience peut nous affecter encore aujourd’hui ou bien nous nourrir de bonheur, de paix sereine.

Article original: le blog de la Maison de l’Inspir

Pacifiquement,

Mai-Lan

Le secret des arbres

Les arbres, espèce encore peu connue

Un documentaire qui fait du bien…et oui ce n’est plus un secret, les arbres ont une intelligence reconnue et prouvée scientifiquement! Ils communiquent entre eux, se soutiennent, s’aident, se nourrissent et se protègent les uns les autres.

De véritables (h)êtres sensibles!

Un coup de blues? Faites un câlin à un arbre! A moins que ce soit lui qui vous en fassiez un 😉

Bon visionnage,

Mai-Lan

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