Chance ou malchance, qui sait ?

 

 

Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ.

Un jour, le cheval s’enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit:

– Chance ou malchance, qui peut le dire?

Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore:

– Chance ou malchance, qui peut le dire?

Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus:

– Chance ou malchance, qui peut le dire?

Quelques semaines plus tard, l’armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance?

Qui peut le dire?

***

Et vous, comment voyez-vous les événements de votre vie?

Mai-Lan Ripoche

La cruche qui fuyait

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Un porteur d’eau transportait 2 cruches suspendues aux extrémités d’une pièce de bois reposant sur ses épaules. L’une d’elles avait une fissure.
Pendant que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau jusqu’au village, la première perdait la moitié de sa cargaison, en cours de route.
Cela dura deux ans, pendant lesquels le porteur d’eau ne livrait que le contenu d’une cruche et demie à chacun de ses voyages.
La jarre intacte était fière d’elle car elle remplissait parfaitement sa mission, mais la cruche qui fuyait avait honte et se sentait déprimée parce qu’elle n’accomplissait que la moitié de ce que l’on attendait d’elle.
Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau au moment où il l’a remplissait à la source :

« Je me sens coupable et je te prie de bien vouloir m’excuser!»

« Et de quoi as-tu honte ? » demanda, le porteur.

« Je ne réussis à porter qu’une partie de ma cargaison à cause de cette fissure qui laisse s’écouler l’eau que tu dois apporter au village. Par ma faute, tu n’obtiens pas tout le fruit de tes efforts. »

Touché par cette confession, le porteur d’eau répondit :

« Ne songe plus à cela. Pendant que nous retournerons au village, regarde les fleurs magnifiques sur le bord du chemin. »
Sur la route, la jarre qui perdait son eau, vit de très jolies fleurs baignées de soleil et cela la réjouit mais, pourtant, elle se sentait toujours aussi coupable parce que comme d’habitude, elle avait perdu la moitié de son contenu.
Arrivé au village, le porteur d’eau se tourna vers elle et demanda :
« As-tu remarqué qu’il n’y a des fleurs que d’un seul côté de la route ?
C’est ton côté du chemin, qui est arrosé régulièrement. J’ai toujours su que tu perdais de l’eau et j’en ai tiré parti. J’ai semé des fleurs de ton côté et toi, tu les arrosais pendant le parcours. Sans toi, jamais il n’y aurait eu sur le chemin ces fleurs gracieuses qui réjouissent le cœur de ceux qui les regardent. »
Que vous inspire cette histoire, qu’en pensez-vous ? Dites-le moi en commentaires!
Pacifiquement,
Mai-Lan

Le veuf et son fils

Ou comment revisiter ses croyances et ses certitudes

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Le Bouddha raconta cette histoire à ses moines:

Un jeune veuf se dévouait à son petit garçon. Mais pendant qu’il était en voyage pour son métier, des bandits incendièrent tout le village, le laissant en cendres. Ils enlevèrent le petit garçon.
Quand le père rentra, il ne retrouva que des ruines et en eut le coeur brisé. Voyant les restes calcinés d’un enfant, il crut que c’était ceux de son propre fils, prépara une crémation, recueillit les cendres et les mit dans un sac qu’il emportait partout avec lui.
Un jour, son vrai fils parvint à échapper aux bandits et à retrouver le chemin de la maison que son père avait reconstruite. Il arriva tard dans la nuit et frappa à la porte.  Le père demanda:
– Qui est là ?
– C’est moi, ton fils. S’il te plaît fais-moi entrer !
Le père, désespérément triste et qui portait toujours les cendres avec lui, crut qu’il s’agissait d’un misérable qui se moquait de lui. Il cria:
– Va-t-en !
Son enfant frappait et appelait sans cesse mais le père lui faisait toujours la même réponse. Finalement le fils partit pour ne plus jamais revenir.

Après avoir terminé ce récit le Bouddha ajouta:
Si vous vous accrochez à une idée comme à une vérité inaltérable, quand la vérité viendra en personne frapper à votre porte, vous ne serez pas capable d’ouvrir et de l’accepter.

 Qu’est ce que cela vous inspire ? Dites-le moi en commentaires ci-dessous.

Belle journée,

Mai-Lan

L’âne du petit Nicolas ou le secret de la tombola

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Le petit Nicolas déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 euros. Le fermier doit livrer l’âne le lendemain, mais justement le lendemain :

– Désolé fiston, mais j’ai une mauvaise nouvelle : l’âne est mort.
– Bien alors, rendez-moi mon argent.
– Je ne peux pas faire ça. J’ai déjà tout dépensé…
– OK alors, vous n’avez qu’à m’apporter l’âne.
– Qu’est-ce que tu vas faire avec un âne mort ?
– Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
– Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot !
– Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu’il est mort.

Dans sa situation, le fermier se dit qu’il ne peut pas vraiment refuser.
Il amène donc l’âne au petit Nicolas.

Un mois plus tard, il revient voir le petit Nicolas :
– Qu’est devenu mon âne mort ?
– Je l’ai fait tirer au sort. J’ai vendu 500 billets à 2 euros: ça m’a  fait… une recette de 1.000 euros !!
– Et personne ne s’est plaint ?
Seulement le gars qui a gagné. Mais je lui ai rendu ses 2 euros et il n’a pas fait d’histoire !

Préférez-vous l’enfer allemand ou français ?

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Un Alsacien meurt. Il arrive devant Saint-Pierre qui lui dit :

– Bon, votre vie sur Terre n’était pas terrible. Vous n’alliez pas à la messe, vous sautiez sur tout ce qui bouge, vous mangiez trop… Bref, vous avez commis pas mal de péchés. Mais, comme vous êtes Alsacien, je vous laisse le choix entre l’enfer français et l’enfer allemand.

L’homme s’étonne :

-Mais Saint-Pierre, je ne connais ni l’un ni l’autre, pourriez-vous m’en dire un peu plus ?

– Et bien dans l’enfer allemand, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée et le lendemain, c’est pareil !

– Et l’enfer français ?

– Et bien dans l’enfer français, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée et le lendemain, c’est pareil ! Mais moi, je serais vous, je prendrais l’enfer français…

– Mais Saint-Pierre, c’est la même chose !

– Non, dans l’enfer français, un jour les gnomes sont en grève, un jour on n’a pas livré les bûches, un jour le dragon est en RTT, un jour on ne trouve plus la marmite, un jour on n’a pas commandé le purin…

 

La tasse ou le café ?

Ou comment apprécier les choses simples

Un groupe de diplômés universitaires qui poursuivaient chacun une carrière très brillante et prospère, partent un beau jour rendre visite à leur vieux professeur d’université. Très tôt, la conversation tourne autour du stress au travail et dans la vie, dont se plaignent amèrement le groupe de visiteurs.

Voulant leur offrir du café, le professeur se rend dans la cuisine et revient avec une pleine cafetière et une grande variété de tasses : en porcelaine, en plastique, en verre et en cristal. Certaines d’entre elles sont d’un design ordinaire, d’autres plus chères ou raffinées.

Le professeur leur demande de se servir eux-mêmes du café. Lorsque tous les étudiants ont leur tasse de café bien en main, le professeur leur dit :

« Vous  remarquerez que vous avez tous choisi les tasses les plus chères, laissant de côté, celles qui sont les plus ordinaires, qui n’ont aucune valeur.   Malgré le fait que c’est normal de vouloir ce qu’il y a de mieux  pour vous-même, ce choix est la source de vos problèmes et de votre stress.

Il est évident que la tasse elle-même n’ajoute aucune qualité à la saveur de votre café.   En général, c’est une dépense inutile et dans d’autres cas cela cache ce que l’on boit.  Ce que vous vouliez vraiment c’était du café, pas la tasse, mais consciemment vous avec choisit les plus belles tasses… puis vous avez aussitôt vérifiez la tasse des uns et des  autres.

La tasse ou le café

Considérez ceci : la Vie est le café.  Les emplois, l’argent et la position sociale sont les tasses.  Ils sont seulement des outils afin de mieux comprendre la Vie, et la sorte de tasse que nous possédons ne peut ni définir et ni changer la qualité de la vie que nous désirons vivre ou que nous vivons.

Parfois, en nous concentrant seulement sur la tasse, nous oublions de savourer, de déguster le café.
Savourez le café ! Pas la tasse !

Les gens les plus heureux ne possèdent pas toujours ce qu’il y a de mieux dans la vie.  Cependant, ils jouissent de tout ce qu’ils possèdent et ceci sans envie et sans jalousie.

Vivez avec simplicité.  Aimer avec générosité.  Soyez empathique avec sincérité.  Parler avec gentillesse et respect.

Auteur anonyme.

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