Le point de vue du maçon

Trois maçons sont devant un mur en construction.

On demande au premier : Que faites-vous  ?

Il répond : Je pose une brique.

Le second répond : Je construis un mur.

Le troisième répond:  Je construis une cathédrale !

Que vous inspire cette histoire ?

Le leçon du bambou chinois

On raconte qu’il existe en Chine une variété de bambou tout à fait particulière. Si l’on sème une graine dans un terrain propice, il faut s’armer de patience… 

En effet, la première année, il ne se passe rien, aucune tige ne daigne sortir du sol, pas la moindre pousse. La deuxième année, non plus. La troisième ? Pas davantage. La quatrième, alors ?… Rien ! Ce n’est que la cinquième année que le bambou pointe enfin le bout de sa tige hors de terre. Mais il va alors pousser de douze mètres en une seule année ! 

Que s’est-il passé ? La raison est simple, durant cinq ans, alors que rien ne se produit en surface, le bambou développe de prodigieuses racines dans le sol grâce auxquelles, le moment venu, il est en mesure de grandir très rapidement.

Le bambou chinois nous enseigne plusieurs choses :

D’abord il nous montre que ce n’est pas parce que nous ne voyons rien qu’il ne se passe rien. Ensuite, il indique que certains changements brusques ou parfois instantanés peuvent être le résultat d’une lente évolution qui, elle, ne nous est pas perceptible.

En matière d’éducation, par exemple, certains enfants progressent de façon constante et régulière, tandis que d’autres semblent stagner, ne pas évoluer, accumuler du retard. Pourtant parmi ces derniers se trouvent souvent des

« enfants bambous » qui parvenus à un certain stade de leur imperceptible maturation intérieure, vont soudain faire des pas de géant dans leur évolution, rattrapant et parfois dépassant ceux d’après lesquels on les jugeait en retard. 

A titre d’exemple, on raconte qu’Einstein n’a parlé qu’à trois ans et qu’à sept, il était considéré comme « attardé »

Tout comme la graine de bambou, les racines sont profondes, se développent continuellement. Parfois, il faut être patient, non dans la crainte de manquer de quelque chose, mais dans la certitude que tout est à l’œuvre, en nous, même si rien ne semble se manifester comme on le souhaiterait.

 

Inspiré et adapté de : www.maudfischer.com/blog/la-leon-du-bambou-chinois

Les deux loups

 

Un vieil Indien Cherokee racontait la vie à ses petits-enfants…

Il leur dit :  » Je ressens un grand tourment.
Dans mon âme se joue présentement une grande bataille.
Deux loups se confrontent.

Un des loups est méchant: il « est » la peur, la colère, l’envie, la peine,
les regrets, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité,
les ressentiments, l’infériorité, le mensonge, la competition, l’orgueil.

L’autre est bon: il « est » la joie, la paix, l’amour, l’espoir, le partage,
la générosité, la vérité, la compassion, la confiance.

La même bataille se joue présentement en vous,
en chacun de nous, en fait.

Silencieux, les enfants réfléchissaient… Puis l’un d’eux dit :
 » Grand-papa, lequel des loups va gagner  » ?

Le vieux Cherokee répondit simplement :
 » Celui que tu nourris ».

***

Et vous, lequel nourrissez-vous le plus souvent?

L’histoire de Brahma

 

 

Une vieille légende hindoue raconte qu’il fut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Comme ils abusèrent de ce pouvoir, Brahma, le maître des dieux, décida de le leur retirer et de le cacher dans un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

  • Oui, mais où ?

Brahma convoqua en conseil les dieux mineurs pour résoudre ce problème.

  • Enterrons la divinité de l’homme, proposèrent-ils.

Mais Brahma répondit :

  • Cela ne suffit pas, car l’homme creusera et trouvera.

Les dieux répliquèrent :

  • dans ce cas, cachons-la tout au fond des océans.

Mais Brahma répondit :

  • Non, car tôt ou tard l’homme explorera les profondeurs de l’océan. Il finira par la trouver et la remontera à la surface.

Alors les dieux dirent :

  • Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou sous la mer, d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.

Mais Brahma répondit :

  • Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.

Et depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme explore, escalade, plonge et creuse, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

Chance ou malchance, qui sait ?

 

 

Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ.

Un jour, le cheval s’enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit:

– Chance ou malchance, qui peut le dire?

Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore:

– Chance ou malchance, qui peut le dire?

Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus:

– Chance ou malchance, qui peut le dire?

Quelques semaines plus tard, l’armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance?

Qui peut le dire?

***

Et vous, comment voyez-vous les événements de votre vie?

Mai-Lan Ripoche

La cruche qui fuyait

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Un porteur d’eau transportait 2 cruches suspendues aux extrémités d’une pièce de bois reposant sur ses épaules. L’une d’elles avait une fissure.
Pendant que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau jusqu’au village, la première perdait la moitié de sa cargaison, en cours de route.
Cela dura deux ans, pendant lesquels le porteur d’eau ne livrait que le contenu d’une cruche et demie à chacun de ses voyages.
La jarre intacte était fière d’elle car elle remplissait parfaitement sa mission, mais la cruche qui fuyait avait honte et se sentait déprimée parce qu’elle n’accomplissait que la moitié de ce que l’on attendait d’elle.
Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau au moment où il l’a remplissait à la source :

« Je me sens coupable et je te prie de bien vouloir m’excuser!»

« Et de quoi as-tu honte ? » demanda, le porteur.

« Je ne réussis à porter qu’une partie de ma cargaison à cause de cette fissure qui laisse s’écouler l’eau que tu dois apporter au village. Par ma faute, tu n’obtiens pas tout le fruit de tes efforts. »

Touché par cette confession, le porteur d’eau répondit :

« Ne songe plus à cela. Pendant que nous retournerons au village, regarde les fleurs magnifiques sur le bord du chemin. »
Sur la route, la jarre qui perdait son eau, vit de très jolies fleurs baignées de soleil et cela la réjouit mais, pourtant, elle se sentait toujours aussi coupable parce que comme d’habitude, elle avait perdu la moitié de son contenu.
Arrivé au village, le porteur d’eau se tourna vers elle et demanda :
« As-tu remarqué qu’il n’y a des fleurs que d’un seul côté de la route ?
C’est ton côté du chemin, qui est arrosé régulièrement. J’ai toujours su que tu perdais de l’eau et j’en ai tiré parti. J’ai semé des fleurs de ton côté et toi, tu les arrosais pendant le parcours. Sans toi, jamais il n’y aurait eu sur le chemin ces fleurs gracieuses qui réjouissent le cœur de ceux qui les regardent. »
Que vous inspire cette histoire, qu’en pensez-vous ? Dites-le moi en commentaires!
Pacifiquement,
Mai-Lan

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