Le bonheur (Jeff Foster)

Le bonheur

Rien ne peut te ‘rendre’ heureux(se). C’est la pire des nouvelles et pourtant la meilleure !

Le bonheur le plus grand est identique à la joie naturelle d’être en vie.

Cette joie ne vient pas de quelque chose en dehors de toi.

Elle ne dépend pas de circonstances extérieures . Tu peux être un mendiant au bord de la route et être submergé par la joie de l’existence.

Tu peux être un leader mondial, avec toutes les richesses du monde à ta disposition et être cependant profondément déconnecté de cette joie cosmique. Tu ne peux atteindre la joie, mais tu peux t’en souvenir.

Tu peux respirer et célébrer ta respiration. Tu peux sentir la brise matinale sur ton visage et la ressentir comme une caresse de Dieu.

Tu peux remarquer une vague de peur, de peine ou de douleur dans ton corps et l’embrasser comme un nouveau-né, l’aimer comme un nouveau-né, la laisser monter comme un nouveau-né.

Rien ne peut te rendre heureux jusqu’à ce que tout te rende heureux, te rappelle le Bien-aimé, tout soit Dieu – ta soif de Dieu, ton oubli de Dieu, ta déconnexion de Dieu – et même que le mot Dieu se dissolve dans un après-midi des plus ordinaires.

Tous les deux, le croyant et l’athéiste, sont du même sang.

Quand chaque jour est le dernier jour, tu es heureux sans cause, joyeux même dans ta peine.

Et le mental ne comprendra jamais, et le cœur n’en aura jamais besoin.

 Jeff Foster

5 composantes du bonheur selon Tal Ben Shahar

Mon cours de bonheur avec Tal Ben Shahar

Vendredi 10 février 2017, j’ai assisté à un cours de psychologie positive (la psychologie positive étudie la psyché sous l’angle des capacités optimales de l’individu, en particulier des processus mentaux concourant à son bonheur) avec Tal Ben Shahar, professeur de bonheur à l’Université de Harvard et j’ai a-do-ré!

Et je me suis dit que c’était trop bête de ne pas vous faire un résumé de mes notes.

Sa conférence s’appuie sur plusieurs années de recherche. Selon Tal Ben Shahar, il y aurait donc 5 principales composantes du bonheur.

1. Forces / Atouts

Une étude a été réalisée auprès de plusieurs milliers de personnes dans le monde au moyen de la question suivante: « Selon vous, quel est le facteur de progrès personnel? Connaître ses forces ou ses faiblesses? »

La majorité des gens auraient répondu: « ses faiblesses« .

En entreprise, on a demandé à plus d’un million de salariés de répondre à la question suivante: « Au travail, avez-vous l’occasion de montrer votre excellence, ce dans quoi vous êtes bon, au moins une fois par jour? »

L’écrasante majorité a répondu « non »…Et on s’étonne que les gens fassent des burn-out et ne sont pas épanouis au travail.

Il a été mis en évidence que les personnes les plus heureuses connaissaient et s’appuyaient sur leurs forces, plutôt que de combler leurs faiblesses.

 

Tal Ben Shahar nous invite à les découvrir en se posant ces deux questions:

  • En quoi je suis bon(ne)?
  • Qu’est ce que me motive et qu’est-ce qui me donne de la force?

En effet, c’est en faisant converger les réponses à ces deux questions que l’on trouve notre zone d’excellence. Il est donc important de mettre l’accent sur les choses dans lesquelles on est bon(ne) ET qui nous motive.

2. La santé (énergie, stress, récupération)

Comme le souligne Tal Ben Shahar, le stress n’est pas un problème en soi. Il est même moteur jusqu’à un certain point. Le problème dit-il, est le manque de récupération entre les périodes de stress.

Voici donc quelques astuces pour préserver son énergie et recharger ses batteries:

  • Aménagez-vous des mini pauses dans la journée régulièrement.
  • Levez-vous plusieurs fois par jour de votre bureau, ne serait-ce que pour faire le tour de votre bureau!
  • Accordez-vous des vraies grandes pauses, autrement dit des vacances où vous déconnecterez totalement (et pas partiellement) du travail.
  • Tal Ben Shahar précise aussi que lorsqu’on pose un RTT, il est important de vraiment prendre sa journée et non de répondre à « quelques mails » par ci par là…
  • Faites du sport, au moins un petit peu mais régulièrement.

Pour précision, une étude a montré que « le sport ne fonctionne pas comme un antidépresseur, mais que l’absence d’exercice physique a des effets “dépresseurs” ».

3. Absorption / Pleine conscience

La pluspart des gens attendent des événements extraordinaires pour se sentir heureux: augmentation de salaire, changement de poste, naissance d’un enfant, mariage, etc..Ils éprouvent de brefs moments de bonheur de manière épisodique.

Les gens les plus heureux n’attendent pas des événements particuliers pour se sentir bien. Ils font de l’ordinaire, l’extraordinaire. Le fait de porter son attention sur le moment présent et de pratiquer la pleine conscience le plus souvent possible (en écoutant, travaillant, mangeant, lavant, écrivant…) permet de (re)trouver une joie simple et profonde.

Tal parle aussi de l’importance de réduire le multi-tâches. Pour reprendre son exemple, « Si j’écoute mes 2 morceaux préférés en même temps – Beethoven et Whitney Houston – ce n’est plus du plaisir, c’est de la cacophonie et on passe à côté de 2 superbes chansons. Dans la vie, c’est pareil, en faisant tout à la fois, on ne fait rien correctement et on passe à côté de sa vie. »

Pour être heureux, il vaut mieux privilégier le « moins » au « plus » et le « lent » au « rapide ».

4. Les relations

D’après plusieurs études, les pays les plus heureux seraient ceux qui privilégieraient les liens en groupe, c’est à dire qui nourrissent des liens à travers la famille, des clubs, des associations, etc.

Ces recherches montrent également que la combinaison gagnante pour avoir des relations épanouissantes est:

Authenticité+ positivité = relations épanouissantes

 Photo Mai-Lan Ripoche

5. Sens / But

La plupart des gens pensent que l’on doit changer le monde pour trouver du sens à sa vie. En réalité, et cela rejoint le point sur la pleine conscience, pour être heureux, on doit trouver du sens dans son quotidien.

Tal Ben Shahar nous a donné l’exemple d’une étude faite auprès de femmes de ménage en hôpital.

Les résultats ont montré 3 types de réponses à la question « comment percevez-vous votre travail?« :

  1. Celles qui voyaient leur travail juste comme une source de revenu.
  2. Celles qui le voyaient avec des perspectives d’évolution.
  3. Celles qui le voyaient comme une vocation et qui trouvaient du sens à ce qu’elles faisaient: en faisant le ménage, elles permettaient au personnel soignant et aux malades d’être dans de bonnes conditions de guérison et elles voyaient leur part de contribution à la santé des malades.

Nous pouvons ainsi voir notre travail ou n’importe quelle activité de 3 façons différentes:

  1. Comme un travail, une corvée.
  2. Une carrière: pour évoluer et avancer.
  3. Une vocation: pour donner du sens à ce que l’on fait.

 

Notre bonheur dépend donc de la façon dont nous voyons les choses et non des choses elles-mêmes.

Tal Ben Shahar conclut : « Pour être heureux, il nous faut faire des petits changements par jour pour générer de grands impacts. Il est important de prendre la responsabilité de notre vie et non d’attendre que l’autre vienne nous sauver« .

En bref (mais en anglais):

Photo Mai-Lan Ripoche

Mai-Lan Ripoche

Pour aller plus loin:

Le bonheur selon Guendune Rinpoché

 

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Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d’effort et de volonté
mais réside là , tout près ,
dans la détente et l’abandon.
Ne t’inquiète pas , il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit
n’a aucune importance
parce que n’a aucune réalité.
Ne t’y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul ,
s’élever et retomber , sans rien changer ,
et tout s’évanouit et recommence à nouveau , sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C‘est comme un arc-en-ciel
qu’on poursuit , sans jamais le rattraper
Parce qu’il n’existe pas , qu’il a toujours été là
et t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises ,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l’insaisissable , on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relache cette saisie ,
l’espace est là , ouvert , hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi , déja. Ne cherches plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant
qui est tranquillement à la maison.

Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir
Et tout se fait tout seul.

Guendune Rinpoché

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Lama Guendune Rinpoché est originaire de la province du Kham, dans le Tibet oriental. Après une trentaine 

d’années de retraite solitaire, il a été envoyé par Sa Sainteté le XVIème Gyalwa Karmapa enseigner le dharma en occident.
Il a fondé le centre Dhagpo Kagyu Ling en France, et est mort le 31 octobre 1997 au Bost en France, jour de pleine lune.

Comment transformer une mauvaise journée?

Changer de perspective

Dans les mauvais jours, il est plus facile de voir le verre à moitié vide, que le verre à moitié plein.

Changer de perspective veut dire comprendre que les choses pourraient être pire. La moitié de la population terrestre vit avec moins de 2, 50 dollars par jour, des drames se passent à chaque minute qui passe : une personne est en train de perdre son emploi, une autre apprend qu’elle a un cancer, des personnes meurent de faim et de froid.

Et la plupart du temps, nos problèmes ne sont pas aussi graves.

Afin de changer de perspectives dans les mauvais jours, on peut se poser les questions suivantes :

Est-ce que c’est si grave?

Au dernier jour de ma vie, est-ce que je trouverais ça utile de m’être fâché pour ça ou rendue triste pour ça?

Transformer l’obstacle en opportunité

Que l’on soit fâché avec une personne, que l’on n’ait pas eu les résultats qu’on attendait, que quelqu’un nous ait dit quelque chose qui nous a blessé, nous pouvons nous poser cette simple question:

En quoi est-ce une opportunité pour moi ? 

Les questions permettent à votre cerveau de chercher quelque chose de positif.

Ecrire

Le fait de poser  nos maux en mots dans un journal intime, soulage notre souffrance car cela nous permet de mettre à l’extérieur ce qui nous pollue à l’intérieur. Le risque de ne pas exprimer notre colère, notre frustration, nos peurs et notre tristesse est qu’on les laisse s’emmagasiner dans notre corps, ce qui génère des tensions et à long terme, des maladies (mal a dit).

Ecrire est une façon de déposer ce qui nous pèse et nous aide à tourner la page si je puis dire! C’est un réel exercice thérapeutique.

Qu’est-ce qui me chagrine? Comment puis-je satisfaire le besoin qui n’est pas nourri ?

Bouger

Quand nous n’avons pas le moral, nous sommes perdus dans nos pensées et donc dans notre tête. Le fait de remettre son attention sur son corps et de bouger en faisant de l’exercice physique, va nous permette de créer de la dopamine, le neurotransmetteur de l’inspiration et d’augmenter notre sérotonine, le neurotransmetteur du plaisir.

Si vous aimez les massages, c’est aussi un excellent moyen de prendre soin de soi et de son corps. Il permet en effet de faire circuler le sang et d’éliminer les toxines.

Comment je peux faire de l’exercice et m’occuper de mon corps aujourd’hui?

Aller dans la nature

Je pense que nous l’avons tous expérimenté: une balade au grand air, que ce soit en forêt, à la mer, à la montagne ou même dans un parc suffit à nous revigorer et à se sentir mieux et plein d’énergie. La nature a quelque chose de puissant et de guérissant. Essayez de prendre un arbre dans vos bras pour voir…

Où puis-je aller me promener aujourd’hui?

La vie ne nous arrive pas A nous mais POUR nous. Retournez-vous sur la plupart des problèmes que vous avez eus. Ne remarquez-vous pas que la plupart vous ont permis de faire des choses que vous n’auriez jamais faites si vous n’aviez pas rencontré ce défi? De mieux vous connaître? De mieux vous affirmer? De savoir pardonner? De mieux communiquer? De mieux gérer vos émotions?

***

Pour vous aider à dépasser les défis de la vie, pensez au coaching individuel.

Les 4 accords Toltèques

Les Toltèques

Il y a des milliers d’années, à travers tout le Sud du Mexique, les Toltèques étaient connus comme des femmes et hommes de connaissance. Iles étaient des scientifiques et des artistes formant une société vouée à explorer et préserver la connaissance spirituelle et les pratiques des anciens. Maîtres (naguals) et étudiants se réunissaient à Teotihuacan, l’ancienne cité des pyramides située au-delà de Mexico City, connue comme le lieu où l’Homme devient Dieu.
Au fil des millénaires, les naguals ont été contraints de dissimuler la sagesse ancestrale et de la préserver dans l’ombre.

Résumé du livre:

Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le « rêve de la planète », basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques que Castenada fut le premier à faire découvrir au grand public. Don Miguel révèle ici 4 clés simples pour transformer sa vie et ses relations, tirées de la sagesse toltèque. Leur application au quotidien permet de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour.
Les 4 accords en résumé et en vidéo:
Premier accord Toltèque : Que votre parole soit impeccable

 

C’est par la parole que nous exprimons notre pensée, nos émotions, nos désirs : ce que nous sommes.

Elle peut avoir un pouvoir à la fois créateur et destructeur selon notre intention.

Son pouvoir est équivalent à celui d’une semence « qui peut faire germer l’amour comme la haine dans l’esprit des autres. Chaque esprit est fertile à sa manière à certaines paroles plutôt qu’à d’autres, et notre domestication nous rend plus sensibles aux paroles de peur, de doute, de haine. Plus nous sommes sensibles à une parole, mieux nous la croyons ».

La parole destructrice est de l’ordre de la critique, la médisance, le jugement, le ragot, la culpabilisation, l’intolérance, l’insulte, le mensonge.

Selon Don Miguel Ruiz, « vous pouvez évaluer le degré auquel votre parole est impeccable à l’aulne de l’amour que vous avez pour vous-même ». La parole impeccable immunise contre l’enfer.

Les questions que nous devons nous poser sont :

« Comment je me parle et comment je parle aux autres? »,

« En parlant de cette façon, je construis ou je détruis? »

 

Deuxième accord Toltèque : Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Le jugement ne concerne que celui qui juge, pas celui qui est jugé. En nous libérant de la peur, on se libère de toutes les autres émotions négatives qu’elle entraîne ainsi que du jugement et des difficultés qu’elle entraîne dans la relation.
Pour se libérer de la peur d’être jugé, il est important de bien se connaître et de s’aimer soi-même pour être immunisé contre le regard des autres.

L’avis ou l’opinion d’une personne est SA vision du monde, de vous selon ses croyances, ses valeurs, son état d’esprit à un instant T!

Ce n’est pas LA réalité, c’est SA réalité.

D’ailleurs, en communication non violente, les jugements sont l’expression tragique de besoins non satisfaits. Quand nous prenons conscience de cela, nous comprenons que cela ne nous concerne pas, mais concerne les besoins de l’autre qui ne sont pas satisfaits.

Une question que vous pouvez vous poser est :

« Lorsque l’autre est en train de me juger, quel(s) besoin(s) cherche t-il à satisfaire au fond? Quel besoin n’est pas comblé chez lui? »

 

Troisième accord Toltèque : Ne faites pas de suppositions

Combien de fois nous nous gâchons la vie à force de faire des suppositions et des interprétations non fondées?

Ainsi, notre vision de la réalité n’est pas la réalité! C’est notre réalité!

Nous jugeons à travers nos croyances et nous sommes souvent amener à supposer et interpréter à travers nos propres lunettes.

Dans nos relations, nous imaginons que les autres pensent, ressentent, fonctionnent comme nous, et à chaque fois que cela s’avère faux, nous leur en voulons. Nous les aimons, non pas comme ils sont, mais comme nous voudrions qu’ils soient. Et nous imaginons également qu’ils nous jugent comme nous jugeons, et c’est cela qui crée le cercle vicieux en nous empêchant d’aller vérifier.
Arrêter de faire des suppositions permet de créer des relations et une communication plus saine, plus libre, et libérée de tout conflit inutile sur les intentions prêtées à l’autre. Il s’agit d’un travail de prise de conscience du mode de fonctionnement.

Alors, plutôt que de faire des suppositions, posons des questions sur l’intention de l’autre afin d’avoir une communication authentique et vraie. Parlez de vos sentiments et de vos besoins et non de ceux des autres si vous n’en êtes pas sûr.

Quatrième accord Toltèque : Faites toujours de votre mieux

Faire de son mieux, c’est ne jamais en faire trop et ne jamais en faire trop peu : pas d’auto-jugement possible, pas de perte d’énergie inutile dans un sens ou l’autre. Car en faire trop c’est épuiser notre énergie à venir.

En faire trop peu c’est « s’exposer » à la frustration de ne pas atteindre nos objectifs.

Faire de son mieux améliore notre motivation à agir sans s’attacher à un résultat immédiat, ce qui augmente la satisfaction par rapport à ce qui a été accompli et même le contentement général.
C’est aussi accepter nos limites, en estimant correctement nos capacités, en reconnaissant nos erreurs et en améliorant notre conscience.
C’est éviter l’inaction et poser l’action juste dans le moment présent, évitant la référence au passé et les souffrances qui peuvent en découler.
Faire de son mieux c ‘est pouvoir être soi-même sans exigence particulière, sans devoir se conformer.

« Est-ce que j’ai fait de mon mieux? »

 

Pour commander les livres:

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Si vous souhaitez changer de regard sur vous-même et mettre concrètement en oeuvre les 4 accords toltèques dans votre vie, pensez au coaching individuel, en me contactant : mailan@coachingkaizen.fr

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